Le carrefour des Analystes Transactionnels

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Si vous vous reconnaissez dans ces approches et si votre envie vous pousse à aller dans les voies de la recherche, dans la confrontation des théories, et dans des échanges approfondis avec des collègues  d’autres pays et/ou d’autres approches, vous pourrez souhaiter à votre tour rejoindre une démarche exigeante, plus coûteuse en temps de réflexion qu’en espèces sonnantes et trébuchantes, et où la structuration du réseau ne se fera qu’a minima, au fur et à mesure des besoins d’institutionnalisation que pourrait nécessiter la progression de la pensée collective. ...
Outre les apports individuels et les contributions à des projets collectifs rappelés plus haut, les membres qui se reconnaissent dans ce manifeste organiseront des échanges en fonction des centres d'intérêt partagés.  

Le calendrier des évènements


Journée d'étude SOCRAT le Samedi 6 Octobre 2012

Colloquium IARTA par voie électronique du 13 au 19 Octobre 2012


Congrès EATA Oslo 4-6 Juillet 2013



Journée d'étude SOCRAT le Vendredi 31 Mai de 4 h à 17 H

Journée des AAT le samedi 1er Juin à 10 h


Congrès DGTA Freiburg 10-12 Mai 2013

THEME DU CONGRES DE FREIBURG (10-12 MAI 2013) : IMAGES DE L’HOMME: L’INCONNU ET LE FAMILIER

ATELIER PROPOSE PAR JEAN MAQUET ET JEAN-PIERRE QUAZZA

" Le familier et l’inconnu dans les concepts de Berne: vers une reconstruction du concept de reconnaissance - Illustration d'une méthode de recherche en AT"

En créant l’Analyse Transactionnelle Berne a fait preuve d’intuitions dont le développement ultérieur a confirmé la pertinence. Mais il nous a laissé des concepts manquant d’étayage scientifique et méthodologique. Une condition essentielle du développement de l’AT est qu’elle vive comme un corpus de concepts retravaillés et enrichis dans leur sens, leurs articulations mutuelles et leur cohérence.

A partir du concept de reconnaissance, nous interrogerons les fondements neurobiologiques et anthropologiques de la pensée de Berne (Spitz, Mead). A partir d’études psychanalytiques (Benjamin) comme philosophiques (Honneth) plus récentes, nous examinerons les paradigmes sous-jacents, les raccourcis ou les impasses logiques dans cette théorie.



Engagement, légitimité et expertise


Conférence du 8 février 2013
.

Pour respecter le cheminement de nos « racines à nos ailes », nous choisirons d’inverser l’ordre de ces notions, en partant du statu de l’expertise en AT, qui débouche sur une légitimité qui peut favoriser un engagement.

 

1.   Qu’est-ce que l’expertise en AT ?

 

L’expert se définit comme celui (1)« qui a une longue connaissance d’une chose due à une longue pratique » et (2) « qui témoigne d’une telle connaissance » (Larousse, Dictionnaire Général, ed.1993). Une expertise peut donc être caractérisée par la maîtrise d’un corps de connaissance, ainsi que par une capacité démontrée à mettre celui-ci en œuvre.

 On peut donc affirmer que l’Analyse Transactionnelle s’est très tôt dotée d’une organisation visant à réunir ces conditions, de façon à codifier et à reconnaître la qualité professionnelle de ses praticiens. 

 


Télécharger le texte de la conférence ci-dessous.

Commentaires
Jean-Pierre Quazza

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AIMER : INNE OU ACQUIS ? CELA S'APPRENUNE CONFERENCE DE BRIGITTE EVRARD/ AIMER, CELA S'APPREND ?

Une conférence de Brigitte Evrard à l'ASSOBAT 15 octobre 2013

INTRODUCTION

Etre aimé, aimer quelqu'un ou s'aimer soi-même sont des questions en toile de fond pour la plupart de nos clients.

Combien de fois, en effet,  n'ai-je pas entendu des phrases comme :
    « je ne suis pas capable d'aimer, je ne sens pas, j'ai peur d'aimer... ». 

Combien de fois n'ai-je pas perçu ce besoin de certains d'être sans cesse rassurés, 
entendu leur quête incessante d'un amour absolu,
leur peur de l'élan de l'autre,
leur terreur de l'abandon...
et combien de fois n'ai-je pas rencontré de personnes provoquant  dans   leur entourage une réaction de rejet, d'incompréhension, ...

Et sur un autre plan, ce qui m'a interpellée à plusieurs reprises de manière assez dure,
c'est de constater à quel point la relation entre un thérapeute et son client pouvait devenir une histoire d'amour/haine,
une histoire dans laquelle on s'accroche et se repousse l'un l'autre.

Qu'est-ce qui se jouait dans ces phénomènes ?
C'est le transfert et le contre-transfert me direz-vous ! 
Oui ; bien sûr, mais encore...

Comme je suis d'une nature curieuse, j'ai cherché à comprendre !

C'est évidemment aussi d'abord et avant tout en me confrontant à mes propres difficultés à aimer... ou ne pas aimer. 
Toute une série de questions m'ont traversée :
Comment moi, j'aime l'autre ? 
Pourquoi de cette manière et pas d'une autre ?
Comment se fait-il que j'aime certaines personnes et pas d'autres,
pourquoi est-il parfois si difficile d'aimer,
d'où me vient cette impression de douter de ce que je ressens ?...
C'est quoi aimer ?
Est-ce inné ?
Est-ce appris... et si oui, où donc ?  Et comment ?

Alors, en tant que thérapeute, qu'avais-je à prendre en compte de ce domaine ?
Jusqu'où, avais-je quelque chose à prendre en compte ? 
Et comment ?

Alors, « Aimer »... cet élan tellement universel et tellement différent d'une personne à l'autre est devenu, en quelque sorte, mon domaine préféré d'exploration,
et c'est une des raisons de ma présence ici :
partager avec vous où j'en suis dans cette compréhension...

En effet, de plus en plus, il m'a paru important pour les professionnels de la relation d'aide que nous sommes, de posséder des clés théoriques pour réfléchir à cet aspect essentiel de la vie humaine, au coeur de notre travail, afin d'avoir des repères pour nous guider dans nos interventions, et dans notre réflexion éthique.

En abordant le thème de cette façon, vous aurez certainement compris que nous sommes là
au coeur du royaume des phénomènes de transfert et de contre-transfert.
Je pourrais donc traduire ce que je viens de dire en d'autres termes, et vous dire que ce que je cherche à partager avec vous, c'est ma compréhension de la manière dont les mécanismes de transfert et de contre-transfert s'insinuent dans nos relations ! 


Dans mon propos je développerai

Pour commencer la manière dont l'être humain construit sa capacité à aimer en partant de la description du développement de l'enfant. (du moins ce que je peux vous en dire sur 1h)
J'envisagerai en particulier le rôle, dans ce processus, de la reconnaissance et de la construction des frontières individuelles qui me paraissent être au coeur de l'origine tant de la capacité à aimer l'autre, qu'à l'estime de soi.

Je ferai le lien ensuite avec différents concepts d'AT

Pour déboucher ensuite, si nous en avons le temps, les implications de cette compréhension sur le processus thérapeutique ainsi que les règles et le cadre nécessaire au changement (et les règles éthiques).




1.    COMPOSANTES ET QUELQUES DEFINITIONS

« Aimer », un mot que tout le monde connaît, et qui est pourtant tellement flou : si j'en demandais la définition ici, chacun en aurait une définition différente !  Pourtant, nous avons tous l'impression de savoir de quoi il s'agit !

1.1.    Tout d'abord quel est le lien entre « Aimer » et « s'attacher »
Aimer : symétrie
S'attacher : dissymétrie.  Attachement dans le sens défini par la théorie de l'attachement amorcée par J. BOWLBY. ; attachement se produit pport à une personne qui assure une sécurité (ou sensée l'être)

1.2.    Les différentes formes d'amour selon les grecs :
AGAPÊ ; EROS ; PHILIA ; STORGÊ
Agapē (ἀγάπη) est le mot grec pour l'amour « divin » et « inconditionnel », amour spirituel.  Les philosophes grecs du temps de Platon l'utilisaient dans un sens supposé universel, c'est-à-dire opposé à un amour personnel ; cela pouvait signifier l'amour de la vérité, ou de l'humanité.
Eros est l'amour physique,
Storgê : l'amour familial et
Philia, l'amitié, le lien social. 

1.3.    Etre « Sujet » en lien avec un autre « sujet »
Lorsque l'on parle d'aimer, on parle de lien, de relation,
Donc il s'agit d'une personne qui ressent un élan vers une autre personne, entre en contact avec elle,  et répète ce contact répété à travers le temps avec une autre personne.  Il y a donc pour les 2 partenaires une notion de durée et une projection dans le futur, qui évoque aussi beaucoup l'attachement.  Chacun des partenaires a une représentation interne de cette relation qui dure, de sorte que l'un et l'autre dise « j'aime untel » « je suis aimé par untel » .
Nous verrons dans la suite en quoi la reconnaissance aussi joue un rôle important dans cette construction.
Nous verrons dans la suite comment reconnaissance, besoins,  s'articulent.

Aimer, c'est une danse ensemble...  Il y a du plaisir à évoluer ensemble et... des faux pas !
Où est-elle apprise ?



2.    QUESTION D'AMOUR : MOI et L'AUTRE conditions pour qu'aimer soit possible ou « comment l'adulte construit sa relation d'amour »


2.1.    Frontière soi-Autre, individuation, différenciation : En effet, aimer suppose que chacun ait de bonne frontières personnelles, qu'il soit différencié (individuation). Dans le cas contraire, l'apparente relation n'est jamais qu'une fusion, une symbiose, il n'y a pas vraiment 2 personnes... Peut-on alors parler d'aimer ???  Il s'agirait plutôt d'attachement, comme un enfant qui ne peut vivre seul.
2.2.    Narcissisme primaire : l'individu doit avoir reçu sur lui un regard positif, qu'il ait senti qu'il était le bienvenu sur terre !
2.3.    Capacité d'établir le lien, de s'engager (s'attacher), respecter l'autre et soi
2.4.    Choix de la distance avec l'autre : si je ne peux choisir, je suis dépendant de l'autre, ou l'autre est dépendant de moi...



3.    LE DEVELOPPEMENT DE L'INDIVIDU : APPRENTISSAGES

Le vivant apprend, cf les pissenlits apprennent !
Danse de l'approche et la distance : apprentissage corporel
La croissance est une suite d'apprentissages qui se produisent dans une alternance de croissance au sein d'un contenant, suivie d'une « sortie » de ce contenant, càd de séparation.
Grandir, c'est grandir dans le lien.
Etre adulte, ce n'est pas être indépendant des autres, mais pouvoir choisir ses relations càd choisir de qui je serai dépendant et qui sera dépendant de moi, et comment, jusqu'où.  (ma définition de l'inter-dépendance).
L'apprentissage que l'enfant fait portera sur plusieurs plans :
    - Comment il vit le « contenant »
    - Comment il vit l'accordage
−    Comment les « ratés » d'accordage seront restaurés.
Sa « sensibilité »... et dès lors ses « conclusions » seront dépendantes également du « stade » de développement qu'il a atteint (cf oral-anal-phallique...-)


3.1.    La dyade mère-enfant... et le père, généralités
3.2.    Le foetus : enregistre sensations, tensions, mouvements bien être/mal être
3.3.    La naissance et la période de dépendance absolue (0-2 mois) : cataclysme, tensions, douleurs, changements brutaux... accueil
3.4.    La période de dépendance relative : 2-8 mois
3.5.    L'amorce de l'autonomie motrice : 8 mois- 2ans 

Tout ce vécu s'ancre dans le corps et crée ce que Berne a appelé « Protocole » :  l'apprentissage s'ancre dans le corps.  C'est dans son corps que l'enfant enregistre « comment il est respecté », comment il peut réparer les ratés du contact avec sa « mère », comment elle répare les ratés du contact avec lui, comment aussi il est respecté dans ses besoins de non-contact !!!
La reconnaissance à ce stade se manifeste dans le mouvement de l'un vers l'autre, dans l'acceptation des tentatives tant de la mère que du bébé, de restaurer le contact, ou d'accepter qu'il n'ait pas lieu
Il va donc « ancrer » des croyances à un niveau corporel ;
Si tout se passe bien il se sentira quelqu'un qui vaut la peine d'être respecté, aimé...  Mais il pourrait aussi conclure qu'il doit se soumettre, ou qu'au contraire, il peut tout faire : maman est ma servante et j'en fais ce que je veux


3.6.    Le langage
3.7.    La triangulation, le Père comme séparateur, l'Oedipe : 3 ans
3.8.    La socialisation, l'école
Processus relationnel, apprentissages qui vont confirmer ou compenser les apprentissages précédents, mais à chaque moment de stress, l'enfant ira chercher ses ressources dans ses « bases », les apprentissages les plus anciens.
3.9.    L'adolescence.  Réorganisation, poids du groupe, prise de distance par rapport à soi, vie spirituelle....
3.10.    L'âge adulte... la professionnelle, la vie de couple, les enfants....

Bowlby, Winnicott, Cornell, Fonagy... neurosciences
Freud, Piaget, courant psychanalytique de la relation d'objet
Jessica Benjamin

4.    LES ETATS DU MOI STRUCTURAUX SELON J. GREGOIRE

4.1.    Je bouscule les repères AT classique,
4.2.    Le développement sur la ligne de temps (dessin)


5.    LES APPRENTISSAGES

5.1.    Le rôle de la reconnaissance : Spitz, psychanalyste ; Ricoeur ; Honneth etc...
En particulier : Jessica BENJAMIN

Pour exister à nos propres yeux, nous devons exister pour un Autre.
Personne ne peut se dégager de la dépendance de l'autre, du besoin de reconnaissance.  Pour pouvoir se vivre d'égal à égal avec les autres humains, l'enfant doit vivre des relations dans lesquelles il est reconnu ET reconnaît l'autre.  C'est cet équilibre entre les deux mouvements qui lui permet de se différencier. 

La reconnaissance  est cette réaction qu'a l'autre qui me permet de donner sens à mes émotions, intentions et actions.  Pour le tout petit, la « reconnaissance » passe par le corps, le mouvement, le regard, les bruits...  C'est la reconnaissance de l'autre qui permet au « moi » de prendre concrètement conscience de son pouvoir d'action.

La reconnaissance inclut non seulement la réaction/confirmation de l'autre, mais aussi mon propre vécu de cette réaction.  L'enfant a du plaisir à percevoir la réaction à ses propres actes.
Ces « réponses contingentes » confirment l'enfant dans son activité et le bébé s'engage dans des activités dans lesquelles il a un impact.  Les bébés cherchent à partager l'expérience émotionnelle avec leur mère, et pas seulement à vérifier qu'elle est là quand ils vont vers leurs jouets
L'enfant a du plaisir à ETRE AVEC l'autre.


La reconnaissance est un élément présent à toutes les phases de développement, dans tous les événements.  Un peu comme la lumière du soleil est présente et nécessaire dans toutes les phases de la photosynthèse car elle fournit l'énergie qui permet à la plante de transformer les éléments nécessaires à sa croissance.

L'individu qui a vécu des interactions positives a une frontière souple, lui permettant de rentrer en lien avec l'autre sans risque de « se perdre »

Atteindre la position d'égalité nécessite que j'aie fait l'expérience de partage.  Dans l'interaction intersubjective, les deux partenaires sont actifs, il n'y a pas un qui fait et l'autre qui subit, et donc pas de renversement de positions.  « Etre avec » annule l'opposition entre puissant et impuissant ; passif et actif.  C'est la base de la compassion.
Pour exister à nos propres yeux, nous devons exister pour un Autre.



5.2.    Les couacs
On peut alors observer ce qui se passe lorsque ce fragile équilibre relationnel dérape :
Par exemple, l'enfant ne peut plus ni s'engager ni se dégager de la relation dans laquelle il ne se sent ni séparé, ni uni, dans laquelle même le retrait est impossible.  Le contenant n'est pas adéquat.
Dans un processus négatif de reconnaissance, il vit par exemple, que la solitude n'est possible qu'en oblitérant, niant l'autre.  Ou bien il vit que  l'accordage n'est possible qu'en se soumettant à l'autre.  Il doit alors créer une frontière « défensive » »contre l'autre, alors que l'individu qui a vécu des interactions plus positives a une frontière plus souple, qui lui permet d'être en lien avec l'autre sans risque de « se perdre »

Les dérapages conduiront par exemple aux apprentissages suivants :
Je suis tout puissant : L'enfant croit qu'il peut être indépendant sans avoir à reconnaître l'autre (maman est ma servante et fait tout ce que je veux) ;
L'Autre n'est pas séparé (elle m'appartient, je la contrôle) ;
La mère est toute puissante et l'enfant se vit impuissant, et fait des efforts pour être celui qu'il croit que sa mère attend ;

Dans la dialectique du contrôle : si je contrôle totalement l'autre, il cesse d'exister, si je suis totalement contrôlé par l'autre, je cesse d'exister. 
(Pensons à l'éducation « dressage », fréquente dans les générations qui nous précèdent...)

Donc adulte, la personne va entrer en relation avec l'autre avec tous ces apprentissages/souvenirs comme bagages, comme repères.
En particulier dans les relations amoureuses, nos sommes stimulés dans le vécu corporel.  C'est donc une « occasion » de raviver des souvenirs corporels de la petite enfance, et nos attentes peuvent alors être celles de l'enfant qui rêve d'avoir ce que sa mère, ou son père, n'a pas pu lui offrir comme présence...  Ou bien, il répète ce qu'il sait de « comment cela marche »... et fait « plus de la même chose »... qui va provoquer... plus du même résultat » !



6.    ET L'AT  ?

6.1.    Le protocole
6.2.    Scénario
6.3.    Symbiose
6.4.    Racket
6.5.    Jeux psychologiques, jeux de pouvoir
6.6.    Et le transfert là-dedans ?

7.    CONSEQUENCES SUR LE PLAN THERAPEUTIQUE

7.1.    Le lien thérapeutique :
Au vu de ce que j'ai développé ci-dessus, vous conviendrez que le lien thérapeutique ne peut ressembler QUE au type de lien que la personne a l'habitude de créer avec les autres !  Donc, ce lien sera empreint de tous les apprentissages relationnels.
Il s'agira de chercher quels sont ceux sur lesquels s'appuyer et... s'attendre aux autres !
La question pour le thérapeute et son client devient : quel cadre se donner pour permettre l'apprentissage de nouvelles manière d'entrer en lien, tant avec les autres qu'avec soi-même
Càd : quelles conditions doivent-elles être remplies pour que de nouveaux apprentissages soient possibles

7.2.    Le cadre
Eric Berne a beaucoup mis en avant la question du contrat, qui est une forme de cadre.  Mais l'accent est surtout mis sur l'objectif à atteindre.
Les autres conditions (à part celles qu'il appelle « le contrat d'affaire ») sont peu explicites... et pourtant
Dans son ouvrage « Structure des organisations et des groupes », il décrit clairement l'importance des frontières.  Il est dommage que peu d'attention ait été porté jusqu'ici à cette notion de « cadre »
Contenant protecteur, cadre-appui, limite de ce qui est possible, c'est au sein de ce contenant-relation que le travail va s'effectuer.
Acceptation, soumission, transgression, rébellion... Choix
Réf à l'article très intéressant de Jean Maquet à ce sujet.. 
Faire le dessin...
C'est donc au sein de ce cadre, que les apprentissages relationnels auront à être explorés.  La question est aussi : comment faire pour qu'ils puissent être explorés en sécurité ?

La réponse à cette question tient à 2 axes :
Le premier, c'est la solidité de la théorie de référence, (cf séminaire ac Jean)
Le second, les règles éthiques et déontologiques...
L'un est en lien direct avec l'autre !



8.    ETHIQUE ET DEONTOLOGIE


Si notre code-charte éthique insiste tellement sur l'importance des priorités de contrat,
C'est pour le respect des frontières, de la neutralité, le maintien du cadre.

Si l'EATA a mis au point une procédure de médiation, c'est pour permettre une triangulation « hors de »
J'entends très souvent dire : « le thérapeute doit protéger son client »...  je pense que c'est impossible !!!!  Par contre, le rôle du thérapeute est d'offrir un CADRE tel que l'exploration du vécu du client soit possible... ce qui est bien différent.  Exige neutralité, bienveillance, accords par rapport au travail à accomplir, formation continue...